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Bipstock

Rentabilité

Ce que le chantier a réellement rapporté

Le montant facturé, tout le monde le connaît. Ce qu'il a coûté (le matériel posé, les fournitures, la nacelle louée trois jours, le plein de la camionnette, les heures passées) se reconstitue rarement, et jamais au bon moment. Bipstock le tient au fur et à mesure, parce que les pièces sont déjà là : elles sont entrées par un scan, une facture d'achat ou une photo de ticket.

Rien à ressaisir

Aucune donnée n'existe pour la rentabilité seule. Le calcul relit ce que vous avez déjà fait : scans, factures, achats, dépenses.

Pendant, pas après

Un chantier qui dérape se voit en cours de route. Attendre la clôture pour l'apprendre, c'est apprendre qu'on a perdu, pas éviter de perdre.

Pour chiffrer le suivant

Le seul usage sérieux d'une marge passée : savoir à quel prix accepter le même travail la prochaine fois.

La formule

Cinq postes, et une règle exacte pour chacun

Résultat = produits − matériel − achats directs − dépenses − main-d'œuvre. Une formule simple ne vaut que par la définition de ses termes : c'est là que les tableaux de bord se trompent.

  1. Produits, ce qui est émis, pas ce qui est espéré

    Les factures et les acomptes émis pour le chantier, moins les notes de crédit. Un brouillon ne compte pas : tant qu'un document n'a pas de numéro, il n'est le produit de rien. Un devis accepté non plus, il devient un produit le jour où il est facturé.

  2. Matériel, au prix d'achat du jour du mouvement

    Les sorties de stock imputées au chantier, retours déduits, valorisées au prix d'achat figé au moment du mouvement. Si votre grossiste augmente ses tarifs en septembre, le chantier de mars garde le coût de mars : sinon la rentabilité d'un chantier terminé changerait toute seule.

  3. Achats directs, seulement ceux qui ne sont pas passés par le stock

    Les factures fournisseur imputées au chantier qui n'ont pas été intégrées au stock. Le châssis commandé pour ce client précis et livré directement chez lui est un achat direct ; celui qui est entré en stock puis sorti par un scan est déjà compté comme matériel.

  4. Dépenses, ce qui est sorti du compte pour ce chantier

    Carburant, parking, location, déchetterie, petit outillage : les dépenses saisies sur place et imputées au chantier. Une dépense sans chantier reste comptée dans le total de la période, mais elle est affichée à part, sinon on chercherait longtemps pourquoi les colonnes ne s'additionnent pas.

  5. Main-d'œuvre, les heures, à votre coût horaire

    Les lignes de type main-d'œuvre, déplacement et forfait, valorisées au coût horaire que vous paramétrez. C'est le poste le plus souvent oublié, et celui qui fait le plus de dégâts : un chantier « rentable » où l'on a passé trois jours de trop ne l'est pas.

Le piège

La même pièce, comptée deux fois

C'est l'erreur qui se cache le mieux derrière une somme : elle ne fait planter aucun calcul, elle rend simplement tous les chantiers moins rentables qu'ils ne sont.

Vous recevez la facture du grossiste : un châssis à 1 400 €. Il entre en stock. Deux jours plus tard, sur le chantier, vous le scannez : il sort du stock, imputé au client. Un logiciel qui additionne naïvement « factures d'achat du chantier » et « matériel consommé » compte 2 800 € de coût pour un seul châssis.

Bipstock ne compte comme achat direct que les factures fournisseur qui ne sont pas entrées en stock. Une pièce entrée par une facture d'achat puis sortie vers un chantier pèse une fois. Un test d'intégration ne fait que ça : vérifier qu'elle ne pèse pas deux.

Écran de rentabilité, dépenses sans chantier

« Ce montant est bien dans le coût total ci-dessus, mais il ne figure dans aucune ligne du tableau par chantier, c'est pourquoi les deux ne s'additionnent pas. »

Rentabilité, Bipstock

Les retours comptent aussi

Le matériel non posé revient en camionnette par un scan de retour, et il est déduit du coût du chantier. Sans les retours, un chantier paraît avoir consommé ce qui est encore dans la camionnette.

Trois façons de regarder

Par chantier, par client, par période

Les trois répondent à des questions différentes, et la troisième est celle qu'on oublie de se poser.

Par chantier

Le détail poste par poste d'une intervention : facturé, matériel, achats, dépenses, heures. C'est la vue qui sert à discuter un supplément avec le client pendant qu'il est encore temps.

Par client

Le cumul de ce qu'un donneur d'ordre rapporte. Un client qui appelle souvent n'est pas forcément un bon client : il peut être celui dont les chantiers rapportent le moins et qui paie le plus tard.

Par période

Le résultat du mois ou du trimestre, avec ce qui n'appartient à aucun chantier, assurance, abonnement, frais généraux. Ce sont eux qui expliquent l'écart entre des chantiers rentables et un compte en banque qui ne monte pas.

Une facture peut porter sur un chantier plus ancien

Un chiffre d'affaires du mois peut venir d'un chantier commencé le trimestre d'avant. L'écran le dit plutôt que de laisser croire à une incohérence : les dates de facture et les dates de chantier ne se recouvrent pas, et prétendre le contraire ferait douter de tout le reste.

Le plus important

Ce que cet écran refuse d'affirmer

Sans coût connu, le résultat vaut mécaniquement 100 % du chiffre d'affaires. C'est une bonne nouvelle, elle est fausse, et c'est celle qui fait mal chiffrer le chantier suivant. Bipstock préfère ne rien annoncer.

Pas de taux sans coût

Un chantier dont le coût est inconnu n'affiche pas de pourcentage de marge : il affiche « coût inconnu ». Un 100 % se lirait comme une réussite, et c'est exactement l'inverse, c'est l'aveu qu'on ne sait pas ce qu'on a dépensé.

Les réserves sont sous le chiffre

Un prix d'achat manquant, un coût horaire absent, du matériel sorti et pas encore facturé : chacun est dit, à l'écran, juste sous le résultat. Pas dans une aide, pas dans une note de bas de page.

« Le meilleur des cas »

Tant qu'une réserve tient, le résultat affiché est présenté comme le meilleur des cas, jamais comme le résultat. La vraie marge est plus basse, et l'écran ne prétend pas savoir de combien.

La même règle sur le devis

Ligne par ligne, un article sans prix d'achat dit « inconnu ». Un document dont une partie seulement des lignes est chiffrée annonce une marge plafond, pas une marge. C'est ce chiffre-là qui décide d'une remise, au téléphone, en trente secondes.

Écran de rentabilité, bandeau des réserves

« Au moins un article consommé n'a pas de prix d'achat : le coût du matériel est sous-estimé, donc le résultat est trop beau. »

Rentabilité, Bipstock

Une demi-heure, sur vos propres articles

On reprend un de vos chantiers récents, on scanne, on sort le devis. Vous verrez tout de suite si ça tient dans votre journée, ou pas.