Le point de départ
Le matériel se perd entre la camionnette et la facture
Un artisan charge sa camionnette, pose du matériel chez trois
clients dans la même journée, et se retrouve deux semaines plus tard à
reconstituer ce qui est parti où, à partir de bons de livraison et de
souvenirs. Ce n'est pas un problème d'organisation : c'est ce qui arrive
quand la trace du matériel dépend d'une mémoire occupée à autre chose.
Les conséquences ne se voient pas tout de suite. Des petites pièces
jamais refacturées. Un inventaire faux en trois semaines parce que
personne ne note les retours. Et surtout : l'impossibilité de savoir si
un chantier a rapporté quelque chose, donc l'impossibilité de chiffrer
correctement le suivant.
Le geste qui règle ça tient en deux secondes, mais il doit se faire
debout, avec des gants, sans réseau, au moment où le
matériel sort. Tout ce qui est écrit dans Bipstock découle de cette
contrainte-là.