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Bipstock

À propos

Écrit pour un geste, pas pour un marché

Bipstock n'est pas une suite de gestion à laquelle on aurait ajouté un module chantier. C'est l'inverse : une seule chaîne, le matériel qui sort de la camionnette et finit sur une facture, et tout le reste construit autour, pour un artisan belge qui travaille seul ou presque. Le geste est le même chez un électricien, un menuisier ou un couvreur ; c'est lui que l'application connaît, pas un secteur. Cette page dit d'où vient ce parti pris, comment il est tenu dans le code, et ce qu'il coûte.

Le point de départ

Le matériel se perd entre la camionnette et la facture

Un artisan charge sa camionnette, pose du matériel chez trois clients dans la même journée, et se retrouve deux semaines plus tard à reconstituer ce qui est parti où, à partir de bons de livraison et de souvenirs. Ce n'est pas un problème d'organisation : c'est ce qui arrive quand la trace du matériel dépend d'une mémoire occupée à autre chose.

Les conséquences ne se voient pas tout de suite. Des petites pièces jamais refacturées. Un inventaire faux en trois semaines parce que personne ne note les retours. Et surtout : l'impossibilité de savoir si un chantier a rapporté quelque chose, donc l'impossibilité de chiffrer correctement le suivant.

Le geste qui règle ça tient en deux secondes, mais il doit se faire debout, avec des gants, sans réseau, au moment où le matériel sort. Tout ce qui est écrit dans Bipstock découle de cette contrainte-là.

La règle de conception

« Ne jamais bloquer sur un code inconnu : on est sur un chantier. »

Écran de scan, Bipstock

Un seul utilisateur, une seule camionnette

Le produit est taillé pour ce cas précis, et l'écran de scan ne demande donc pas d'où sort le matériel. Le multi-emplacement existe en base pour le jour où un dépôt s'ajoute : il n'est simplement pas affiché tant qu'il ne sert à rien. Une question de moins sur le chantier vaut mieux qu'un champ « au cas où ».

Les règles du code

Quatre refus qui se voient à l'écran

Un logiciel de gestion se juge moins à ce qu'il affiche qu'à ce qu'il accepte d'afficher quand il ne sait pas. Un chiffre inventé se recopie dans un devis, puis dans une facture, puis dans une discussion avec un client. Ces quatre refus sont écrits dans le code et tenus par des tests.

Aucun taux inventé

Les taux de TVA et les mentions légales viennent d'un référentiel daté, en lecture seule, commun à toutes les entreprises ; un changement passe par une mise à jour datée, jamais par un réglage. Sans année de première occupation, le moteur retient 21 % avec un drapeau « à vérifier » plutôt que de deviner un 6 %. Le taux est résolu à la date de prestation, jamais « aujourd'hui ».

Aucune marge à 100 %

Sans prix d'achat, le résultat vaut mécaniquement 100 % du chiffre d'affaires. L'afficher serait une bonne nouvelle fausse, celle qui fait mal chiffrer le chantier suivant. Une ligne sans coût connu dit « inconnu », et un document partiellement chiffré annonce une marge plafond, pas une marge.

Aucun document modifié après émission

Une facture émise ne bouge plus : ni lignes, ni montants, ni dates, ni coordonnées du client. Une erreur se corrige par une note de crédit, et il n'existe aucune route de suppression de facture dans le code. Même principe pour le journal de stock et pour le journal d'un dossier d'impayé : on corrige par un fait qui rectifie, jamais en réécrivant l'histoire.

Aucune donnée visible d'une entreprise à l'autre

L'installation accueille plusieurs entreprises, et chaque requête sur une donnée métier filtre sur la sienne. Ce n'est pas une consigne d'équipe : un test lit le code et échoue si une requête l'oublie. Personne ne se connecte « en tant que » vous, pas même l'administrateur de l'installation.

Et quand l'application ne sait pas

Elle le dit avec des mots. « Intérêts non calculés » tant qu'aucun taux n'a été saisi, plutôt que « 0,00 € ». « Marge inconnue » plutôt qu'un pourcentage flatteur. Un zéro se recopie sur un courrier ; une phrase qui dit qu'on ne sait pas ne se recopie pas.

La méthode

Des tests qui font le travail d'un utilisateur

Une règle qui n'est pas vérifiée mécaniquement finit toujours par céder un vendredi soir. Les essais automatisés de Bipstock ne se contentent donc pas de vérifier des calculs : ils rendent les écrans, ouvrent un navigateur et font tourner deux entreprises sur la même base.

Les écrans sont réellement rendus

Chaque gabarit est exécuté à chaque modification. Une page qui ne casse qu'à l'affichage se découvrirait sinon devant un client, sur un téléphone, dans une cave.

Deux entreprises sur la même base

Une suite entière existe pour ça : lecture, écriture et suppression croisées, numérotation qui repart à 1 pour chacune, stocks séparés, archives rangées à part, export qui ne ramasse que le bon dossier.

Le scan testé dans un navigateur

La file locale, l'absence de doublon et le démarrage à froid sans réseau ne se prouvent qu'en ouvrant un vrai navigateur. C'est la partie la plus risquée du produit, donc la plus surveillée.

Le barème légal vérifié contre lui-même

Les deux régimes belges de frais de recouvrement n'ont presque rien en commun, et les confondre fait perdre la totalité des frais. Un essai vérifie que le barème utilisé est bien celui que la loi impose.

Les jours ouvrables réellement calculés

« Trois jours ouvrables suivant l'envoi » n'est pas trois jours calendrier. Samedis, dimanches et jours fériés belges sont exclus, dont quatre qui dépendent de la date de Pâques.

L'export vérifié contre le schéma

La liste des tables exportées se déduit de la base plutôt que d'une liste écrite à la main : le jour où une table s'ajoute, l'essai échoue au lieu de laisser partir un export incomplet.

Le périmètre

Rien n'entre qui n'ait été demandé deux fois

C'est la règle la plus utile du projet, et la plus impopulaire. Une fonction ajoutée parce qu'un concurrent l'affiche, ou parce qu'un utilisateur l'a évoquée une fois, coûte un écran de plus à comprendre à tous les autres, pour toujours. Il faut donc qu'une même demande revienne de deux utilisateurs réels avant d'être écrite.

Corollaire : la liste de ce que Bipstock ne fait pas est publiée, et elle est stable.

  • Pas de comptabilité. Ni plan comptable, ni journal, ni déclaration TVA, ni rapprochement bancaire. C'est hors périmètre et ça le restera.
  • Pas de planning ni de pointeuse. Le produit vise l'artisan seul ou presque, pas une entreprise de vingt personnes.
  • Pas d'application sur les magasins d'applications. Un site qu'on ajoute à l'écran d'accueil et qui fonctionne sans réseau.
  • Pas d'interface en néerlandais. Seuls les documents envoyés à vos clients existent dans les deux langues.
  • Pas d'envoi automatique chez le client. Les relances et les mises en demeure se déclenchent à la main, toujours.

Ce qui a été ajouté, et pourquoi

Trois modules sont venus après le cœur du produit, parce que la même question revenait : le suivi des impayés, les achats et dépenses, et la rentabilité par chantier. Aucun n'ajoute de comptabilité, ils répondent à « qui me doit de l'argent », « qu'est-ce qui sort du compte » et « ce chantier a-t-il rapporté quelque chose ».

Ce que Bipstock fait autrement →

Où tourne le produit

Sur un serveur européen, parce que dix ans de documents fiscaux contenant des données personnelles ne s'expatrient pas sans avoir à le justifier. Les sauvegardes sont chiffrées avant de quitter la machine, et une commande relit la dernière pour vérifier qu'elle est complète.

Franchise

Où en est le produit, sans arrondir

Ce que nous ne pouvons pas revendiquer

Le code est écrit et testé sur toutes les fonctions décrites sur ce site. Ce qui lui manque, ce sont les mois d'usage réel : les premiers artisans le mettent à l'épreuve en ce moment.

Nous n'avons donc ni témoignage, ni chiffre d'usage, ni validation comptable à afficher, et nous n'en inventerons pas. Si vous cherchez un outil rodé depuis dix ans, ce n'est pas celui-ci. Si vous voulez peser sur ce qu'il devient, c'est maintenant que ça se joue.

Peser sur la suite

Les demandes qui arrivent aujourd'hui sont celles qui seront écrites demain, c'est mécanique, il n'y a pas de file d'attente de mille clients devant vous. Ce qui aide le plus : décrire un geste précis de votre journée qui ne rentre pas dans l'outil.

bipstock@gmail.com

Voir l'outil sur vos articles

Et si vous partez

Vos données s'exportent en entier, quand vous voulez, sans le demander à personne. Partir doit rester possible, sinon rester n'est pas un choix.

Une demi-heure, sur vos propres articles

On reprend un de vos chantiers récents, on scanne, on sort le devis. Vous verrez tout de suite si ça tient dans votre journée, ou pas.