UBL 2.1, profil Peppol BIS Billing 3.0
C'est le format qu'attend le réseau. Le fichier est produit par l'application au moment de l'émission, à partir des lignes du document, pas reconstitué plus tard depuis un PDF.
UBL, Peppol, EN 16931
Vous continuez à faire ce que vous faisiez : le chantier, le devis, la facture. Ce qui change est en dessous, le fichier qui part n'est plus une image de facture, c'est une facture que la machine d'en face sait lire. Vous, vous cliquez sur « Émettre ».
La facturation électronique structurée est obligatoire entre assujettis belges pour les opérations domestiques. Le format attendu est celui du réseau Peppol.
Concrètement : un PDF ne suffit plus. Un PDF envoyé par email, même parfaitement lisible, même signé, n'est pas une facture électronique au sens de la loi. Ce qui compte, c'est le fichier structuré qui l'accompagne.
Rien ne change pour un particulier : votre client résidentiel continue de recevoir son PDF par email ou sur papier.
Le format
Pas « un export compatible », pas « un fichier XML ». Le format nommé par la réglementation, avec le profil et la norme qui vont avec.
C'est le format qu'attend le réseau. Le fichier est produit par l'application au moment de l'émission, à partir des lignes du document, pas reconstitué plus tard depuis un PDF.
La norme européenne de facturation électronique : les deux parties, les identifiants, le détail des lignes, le récapitulatif de TVA par taux, l'échéance et la référence de paiement.
Une facture porte le code 380 ; une note de crédit n'est pas une facture au montant négatif, c'est un autre document, avec son propre type. Le confondre fait rejeter l'envoi.
Le fichier UBL est écrit sur disque à l'émission, au même titre que le PDF, avec son empreinte SHA-256 en base. Il n'est jamais régénéré. La conservation est celle des documents fiscaux belges : dix ans.
Le sens sortant
Six étapes, dont une seule vous concerne. Les cinq autres se déroulent pendant que vous êtes reparti sur un chantier.
Le document reçoit son numéro, se verrouille, et son PDF comme son UBL sont écrits sur disque. C'est fini pour vous.
L'application ne compose pas de connexion réseau pendant que vous regardez l'écran. Elle inscrit une tâche à faire, et rend la main tout de suite.
Un traitement de fond prend la tâche et transmet le fichier. En cas d'échec, il réessaie plus tard, de moins en moins souvent, sans jamais envoyer deux fois la même facture.
La facture est partie. Elle porte sa date d'envoi et son identifiant de message, visibles sur sa fiche.
Le réseau ne se contente pas d'avaler le fichier : il répond. La réponse arrive par un canal signé, et sans secret configuré rien n'est accepté, une confirmation qu'on n'a pas vérifiée ne confirme rien.
« Rejeté » est une information utile : le numéro d'entreprise est faux, une mention manque, le destinataire n'est pas là. Vous le voyez sur la fiche, pas trois semaines plus tard au téléphone.
C'est une règle du produit, pas une optimisation : rien de ce que vous faites à l'écran ne dépend d'un serveur distant qui répond ou non. Une facture s'émet aussi bien depuis une cave qu'assis au bureau.
L'email suit le même chemin : mis en file, envoyé par le worker. Un serveur de messagerie lent ne bloque pas votre journée.
Ce n'est pas une copie régénérée au moment de l'envoi : c'est l'exemplaire écrit à l'émission, relu depuis le disque et vérifié par son empreinte. Ce que votre client a reçu et ce que vous gardez sont le même octet pour octet.
Le PDF envoyé par email obéit à la même règle. C'est ce qui rend une discussion possible cinq ans plus tard.
Avant d'envoyer
Envoyer une facture structurée à quelqu'un qui n'est pas enrôlé, c'est une facture qui n'arrive nulle part, et un client qui, en toute bonne foi, ne l'a jamais reçue.
Avant l'envoi, l'application interroge l'annuaire du réseau pour savoir si le destinataire y est déclaré et ce qu'il sait recevoir. En Belgique, l'identifiant utilisé est le numéro d'entreprise.
Le résultat est gardé trente jours : un grossiste ne quitte pas le réseau du jour au lendemain, et interroger l'annuaire à chaque facture ne servirait qu'à ralentir l'envoi.
La clé de contrôle des numéros d'entreprise belges est vérifiée à la saisie, en avertissement, jamais en blocage. Un numéro étranger, une ASBL, un particulier sans numéro : ce sont des cas normaux, pas des erreurs.
Chaque client porte son canal d'envoi, une fois pour toutes :
Le document, lui, est le même dans les trois cas : même numéro, même contenu, même archive.
Le sens entrant
Tout le monde vous parle des factures que vous devez envoyer. Presque personne ne vous parle de celles que vous recevez, et c'est là que la contrainte se met à travailler pour vous.
Sa facture n'arrive plus comme une feuille à retaper : chaque ligne porte sa référence, son code EAN, sa désignation, sa quantité et son prix net. Ces données existent déjà, jusqu'ici, personne ne les utilisait.
D'abord par EAN, littéralement le code que votre douchette lit sur le colis. Ce qui reste est cherché par référence fournisseur. Le reste attend votre décision.
Les frais de port, les consignes de palette, un forfait de coupe ne sont pas des articles. Ils ne deviendront jamais des lignes de catalogue tout seuls : l'écran vous propose la création, avec le prix d'achat déjà rempli, et vous dites oui ou non.
C'est l'argument qu'on met en dernier et qui devrait être en premier. Le plus gros frein à l'adoption d'un logiciel de stock n'a jamais été le scan : c'est le catalogue. Personne n'a envie de passer trois soirées à taper des références, des désignations et des prix d'achat pour que le logiciel commence enfin à servir à quelque chose. Et un catalogue à moitié saisi ne sert à rien du tout.
Avec les factures d'achat reçues en UBL, ce travail se fait sans que vous y touchiez. Chaque livraison apporte ses articles, ses codes EAN et ses prix d'achat réels du jour, ceux qui servent ensuite à calculer une marge honnête sur un devis. Trois mois de commandes chez votre grossiste habituel, et le catalogue ressemble à ce que vous posez vraiment, pas à ce que vous aviez le courage de taper un dimanche soir.
Ce qui n'arrive pas par le réseau (la quincaillerie du coin, le loueur de nacelle) se saisit à la main, et ce qui n'a pas de code lisible reçoit une étiquette QR maison. Mais le gros du volume, lui, entre tout seul.
« 14 lignes : 11 rapprochées par EAN, 2 par référence fournisseur, 1 sans correspondance (frais de livraison). »
Écran des achats, BipstockUne facture d'achat peut alimenter le stock, ou être imputée directement à un chantier quand le matériel part du dépôt du grossiste au chantier sans passer par la camionnette.
Les deux ne se cumulent jamais dans le calcul de rentabilité : une pièce entrée en stock puis sortie vers un chantier pèse une fois, pas deux.
Franchise
Le réseau Peppol ne se rejoint pas tout seul : il y faut un point d'accès agréé. Autant dire tout de suite qui fait quoi.
Nous n'écrivons pas « certifié Peppol » : la certification est celle du point d'accès, pas la nôtre. Nous n'annonçons aucun volume de factures déjà échangées, et aucun taux d'acceptation.
Le code est écrit et testé, y compris la traversée complète d'un accusé de réception signé. Ce qui lui manque, ce sont les mois d'usage réel : les premiers artisans le mettent à l'épreuve en ce moment. Vous le saurez avant de commencer, pas après.
Elle reste chez votre comptable. Bipstock ne tient pas de journal, ne produit pas de déclaration TVA et ne fait pas de rapprochement bancaire. Il fabrique et reçoit des documents, et vous laisse les exporter quand vous voulez.
On reprend un de vos chantiers récents, on scanne, on sort le devis. Vous verrez tout de suite si ça tient dans votre journée, ou pas.