Devis
Ce que vous proposez, tant que ce n'est pas encore vendu. Le client peut l'accepter en ligne, ou vous notez sa réponse vous-même. Une fois accepté, il se convertit en facture sans ressaisie.
Devis, acomptes, factures, notes de crédit
Le matériel scanné sur le chantier est déjà là, ligne par ligne, avec sa désignation, sa quantité et son prix. Vous relisez, vous ajoutez la main-d'œuvre, vous émettez. Le document part avec le bon taux de TVA et les mentions que la loi belge exige, ou il ne part pas.
« Marge de ce devis : au plus 34 %. Trois lignes sur onze n'ont pas de prix d'achat connu. »
Écran de devis, BipstockUn logiciel qui affiche « 100 % » sur une ligne sans prix d'achat vous fera mal chiffrer le chantier suivant.
Le préremplissage
La fiche chantier est l'écran pivot : le matériel qui en est sorti y est listé, avec ce qui reste à facturer. Un bouton transforme cette liste en devis ou en facture. C'est toute la raison d'être du scan.
Chaque sortie de stock imputée au chantier devient une ligne : désignation, quantité, prix de vente. Rien à recopier depuis un bon de livraison froissé au fond de la camionnette.
Les heures, le déplacement, un forfait, une remise. Le matériel se compte tout seul ; le temps passé, non.
Le régime de TVA est porté par le chantier, pas par le client : un même client peut avoir une maison de 1970 à 6 % et un commerce à 21 %. Le document hérite du bon, sans que vous ayez à y penser.
Tant que le document est en brouillon, tout se corrige et il n'a pas de numéro. À l'émission, il en reçoit un, et il se fige.
Une ligne de facture garde sa propre désignation, son propre prix et son propre taux. Changer le prix d'un article dans le catalogue ne touche donc aucun document déjà émis.
Les coordonnées du client sont figées de la même façon : si le client déménage l'an prochain, la facture de cette année ne doit pas changer d'adresse.
Les deux parties et leurs numéros de TVA, le numéro et la date, la date de prestation, la désignation et la quantité de chaque ligne, la base et la TVA par taux, le total, l'échéance, l'IBAN, et une communication structurée générée puis validée.
Quatre documents
Quatre types, la même mécanique : les mêmes lignes, la même TVA, le même verrou à l'émission. Ce qui change, c'est ce qu'ils engagent.
Ce que vous proposez, tant que ce n'est pas encore vendu. Le client peut l'accepter en ligne, ou vous notez sa réponse vous-même. Une fois accepté, il se convertit en facture sans ressaisie.
Le gros matériel se commande avant d'être posé, et se paie souvent avant d'être livré. L'acompte est un document à part entière, numéroté et archivé comme les autres, et il se déduit de la facture finale.
Émise, elle ne bouge plus. C'est elle qui part sur le réseau ou par email, c'est elle qui déclenche l'échéance, et c'est d'elle que naît un dossier d'impayé si elle n'est pas payée.
La seule façon de corriger une facture. Une erreur de taux, une ligne en trop, un geste commercial : on n'efface pas, on rectifie par un document qui porte sa propre trace.
Les documents qui partent chez votre client existent en français et en néerlandais. L'interface, elle, est en français : c'est vous qui l'utilisez, pas votre client.
La TVA belge
Ce sont deux questions différentes, et les confondre coûte cher. Bipstock les traite séparément, résout le taux à la date de prestation, et ne devine jamais un 6 %.
Quatre conditions, toutes ensemble : un logement occupé pour la première fois depuis au moins 10 ans (le seuil est passé de 5 à 10 ans le 01/01/2016), affecté principalement à l'habitation privée, des travaux fournis et facturés à un consommateur final, par l'entrepreneur qui les pose.
Pour un travail immobilier réalisé pour un assujetti qui dépose des déclarations périodiques, l'autoliquidation s'applique de plein droit. Ce n'est pas une option qu'on coche quand ça arrange : c'est le régime, ou ce n'est pas lui.
Le taux est résolu à la date de prestation, jamais « aujourd'hui ». Une facture établie en janvier pour un chantier de décembre porte le taux de décembre.
Le taux réduit de rénovation vaut pour tous les travaux immobiliers sur un logement de plus de dix ans, le métier n'y change rien. Ce qui bouge, ce sont les exceptions, et les deux dernières en date concernent le chauffage :
Chaudières au gaz et au mazout : 21 % depuis le 01/07/2025. Elles ne bénéficient plus du taux réduit, même dans une maison de trente ans.
Pompes à chaleur : 6 %, y compris dans un logement de moins de 10 ans, mesure temporaire qui court jusqu'au 31/12/2030.
Ces règles vivent dans un référentiel daté, en lecture seule pour l'application. Un taux ne change pas parce qu'on l'a modifié à l'écran ; il change parce que la loi a changé.
Sans année de première occupation renseignée, le moteur retient 21 % et pose un drapeau « à vérifier ». Il ne suppose pas, il ne déduit pas l'âge d'un logement de l'allure de sa façade.
Vous pouvez corriger le taux à la main : c'est votre responsabilité, pas celle du logiciel. Chaque écart entre le taux calculé et le taux retenu est journalisé, avec sa date et son auteur.
Depuis le 01/07/2022 pour le 6 % rénovation, depuis le 01/01/2023 pour l'autoliquidation, une mention précise doit figurer sur la facture. Le mot « autoliquidation » seul ne suffit plus : la facture est irrégulière et la TVA n'est pas déductible chez votre client. Sur un 6 % non justifié, le redressement frappe l'entrepreneur, qui reverse les 15 points d'écart.
Ce texte officiel, vous le copiez une fois depuis le site du SPF Finances, en français et en néerlandais. L'application ne l'invente pas et ne le traduit pas, une mention légale traduite par un logiciel n'est plus une mention légale. Tant qu'elle manque, l'émission est bloquée : un blocage à l'écran coûte moins cher qu'un redressement deux ans plus tard.
Émettre
C'est une contrainte, et c'est voulu. Une facture qu'on peut retoucher après coup ne prouve rien, ni devant l'administration, ni devant un client qui a gardé son exemplaire.
À l'émission, le PDF et le fichier UBL sont écrits sur disque et leur empreinte SHA-256 est enregistrée. Ils ne sont jamais régénérés : un document régénéré trois ans plus tard n'est plus le document que le client a reçu.
Le PDF envoyé par email est le fichier archivé, relu depuis le disque et vérifié par son empreinte avant de partir. La durée de conservation est celle qu'impose le fisc belge : dix ans. Ces fichiers entrent dans les sauvegardes chiffrées au même titre que la base.
Faire accepter
Vous envoyez un lien. Le client ouvre le devis, lit, et répond. Pas de compte à créer, pas d'application à installer chez lui.
« Devis accepté en ligne le 14/03 à 20 h 47, depuis 81.240.xxx.xxx. Décision non réversible. »
Acceptation en ligne, BipstockRéseau Peppol, email ou papier : c'est réglé sur la fiche du client, et le document part par le bon chemin. L'email est asynchrone, vous n'attendez jamais qu'il soit parti.
La marge
Sur un devis, la marge est le chiffre qui décide d'une remise. C'est exactement pour ça qu'il ne doit jamais être inventé.
Chaque ligne affiche son prix d'achat, son prix de vente et sa marge pendant que vous composez le devis. Vous voyez tout de suite laquelle ne rapporte rien.
Un article dont le prix d'achat n'est pas renseigné aurait mécaniquement 100 % de marge. Ce n'est pas une bonne nouvelle, c'est une donnée manquante, et l'écran le dit avec ce mot-là.
Si une partie seulement des lignes est chiffrée, le document annonce une marge au plus égale à tel pourcentage. C'est une borne, pas un résultat, et le mot le dit.
On reprend un de vos chantiers récents, on scanne, on sort le devis. Vous verrez tout de suite si ça tient dans votre journée, ou pas.